Ptah, l’Architecte Cosmique : une odyssée du visible à l’invisible

Cette analyse se propose d’explorer la peinture La Danse du dieu Ptah comme bien plus qu’une simple œuvre d’art : elle est un portail vibratoire et un pont entre l’art, la spiritualité et la science. L’œuvre incarne la puissance primordiale de Ptah, le Grand Architecte du Tout tel que révélé par les Textes des Pyramides de Memphis. Elle nous invite à dépasser les apparences pour percevoir les fondements mêmes de la création. (Vous pouvez vous référer, à la suite de l’étude du tableau suivant : Le Graal de la forêt, à une courte bibliographie analytique permettant de mieux comprendre et intégrer cette approche.)

En s’appuyant sur une analyse artistique et une lecture symbolique et métaphysique précises, cette étude démontre comment la composition, les couleurs et la technique picturale sont des langages qui traduisent des concepts aussi complexes que la physique quantique et la cosmogonie égyptienne. La figure centrale de Ptah n’est pas une relique du passé, mais un archétype de l’Homme Cosmique, un être qui incarne la fusion entre la conscience et la matière.

Au travers de cette exploration, nous verrons comment la peinture rend tangible l’idée que le monde est une danse de l’énergie et de l’information, et comment l’art peut devenir le véhicule de la plus haute spiritualité, nous invitant à reconnaître le créateur qui sommeille en chacun de nous.

  1. Analyse artistique
  1. Composition et dynamique spatiale

Selon l’art de la composition spiralée, la figure centrale de Ptah, positionnée selon la règle des tiers, génère un mouvement ascensionnel guidant l’œil dans une danse visuelle perpétuelle. La diagonale principale, du bas gauche vers le haut droit, crée une tension dynamique qui rompt avec la traditionnelle posture statique du portrait.

  • L’utilisation de cette règle des tiers permet à la figure centrale, bien que dominante, de ne pas écraser la composition. En la plaçant sur ces lignes de force, vous créez un mouvement et une tension qui guident le regard du spectateur dans une danse visuelle, comme vous l’avez vous-même noté. C’est ce qui donne à l’œuvre son dynamisme et son équilibre subtil.
  • Avantages :
    • Dynamisme : Elle rompt avec le statisme d’une composition centrée.
    • Équilibre : Elle crée un équilibre plus harmonieux en distribuant l’intérêt visuel.
    • Profondeur : Elle peut être utilisée pour diriger le regard vers différentes zones de l’image, créant une impression de profondeur.

En utilisant cette règle Ptah s’ancre dans la toile tout en le libérant, créant une harmonie entre son caractère central et l’immensité de l’environnement cosmique.

La perspective atmosphérique est ainsi travaillée : les plans se dissolvent progressivement dans l’univers, créant une profondeur infinie qui évoque l’immensité céleste. Cette technique, héritée des maîtres romantiques comme Caspar David Friedrich, amplifie la dimension transcendante du sujet.

  • Palette chromatique et symbolisme des couleurs

La gamme chromatique employée est sophistiquée, basée sur la complémentarité bleu-orange. Le bleu cyan dominant évoque simultanément la spiritualité (tradition chrétienne), l’infini (romantisme) et la technologie (art contemporain). Cette ambivalence chromatique reflète parfaitement la nature hybride de l’être dépeint.

La prédominance du bleu et du violet crée une atmosphère mystique et cosmique. Le bleu est souvent associé à la spiritualité, l’immensité, le divin, et la profondeur, tandis que le violet évoque la transformation, la transcendance, la magie et le mystère.

Le violet-magenta du fond crée une atmosphère nébulaire rappelant les images du télescope Hubble. L’œuvre est ainsi ancrée dans un imaginaire spatial contemporain. Les rehauts dorés, distribués en constellation, fonctionnent comme des points de focalisation qui rythment la surface picturale.

La spirale rouge-pourpre au centre génère un contraste chaud/froid saisissant, technique chère aux fauves et aux expressionnistes abstraits. Cette couleur sang cosmique suggère une vitalité non-biologique, une énergie pure transmutée en forme visible.

Composition : La figure est centrale, dominant la composition, mais entourée et intégrée dans un environnement cosmique, suggérant son appartenance et son interaction avec le cosmos.

  • Technique picturale et matérialité

L’exécution révèle une hybridation technique entre traditions classiques et innovations contemporaines. Les glacis successifs créent cette translucidité caractéristique des chairs éthérées, technique héritée des primitifs flamands mais appliquée ici à un sujet futuriste.

Les empâtements sélectifs sur les étoiles dorées créent une matérialité tactile contrastant avec la fluidité générale, générant un dialogue subtil entre présence et absence, matière et lumière.

La gestuelle, visible dans les coulées et les fondus, évoque l’action painting tout en conservant une maîtrise figurative. Cette synthèse technique reflète l’hybridation conceptuelle du sujet représenté.

II. Analyse symbolique et métaphysique

1) La figure centrale : Ptah, l’Homme Cosmique

Cet être éthéré aux teintes de bleu profond et au rayonnement intense, transcende la simple forme humaine. Elle est anthropomorphique mais stylisée, avec des traits allongés et une peau d’un bleu surnaturel, suggérant une entité non humaine. L’attribution du nom Ptah dans le titre est significative. Ptah est l’incarnation de l’Homme Cosmique, mais surtout de ce dieu créateur, dans sa dimension divine et universelle. une divinité créatrice égyptienne, le démiurge qui a créé le monde et les dieux par la pensée (le cœur) et la parole (la langue). Les nuances de bleu, rappellent les eaux primordiales du Noun d’où émerge toute création. Ce corps lumineux représente la continuité de la conscience montrant que l’être existe au-delà de la forme physique dense, dans un état de pure vibration et de transfiguration. Le halo lumineux autour de Ptah et les éclats stellaires renforcent l’idée d’une énergie émanant d’un flux et d’une présence céleste.

Énergie et Conscience Cosmique : La lumière émanant de la bouche symbolise l’émission d’une vibration, d’un son primordial ou d’une parole créatrice, des concepts centraux dans de nombreuses cosmogonies qui relient la conscience à la création. L’émanation lumineuse de la bouche de la figure correspond directement à ce concept de création par la parole du dieu Ptah. Les étoiles autour de la figure peuvent être vues comme des points de concentration énergétique ou des portails quantiques, reliant l’être à l’énergie universelle. L’œil ouvert symbolisé ou les motifs faciaux peuvent rappeler l’Œil d’Horus, symbole de protection, de sagesse et de conscience divine.

La lumière émane de l’intérieur de Ptah (au niveau de la bouche et du cœur/torse), ainsi que des étoiles environnantes, suggérant une source d’énergie interne et externe, une connexion entre le macrocosme et le microcosme.

2) Les attributs du Dieu Créateur

Le Cœur de Ptah et le Potier de l’Univers : La spirale créatrice : Le vortex spiralé au niveau de l’abdomen de Ptah n’est pas anodin ; il est la représentation visuelle la plus directe de son rôle de Potier Cosmique. Dans la cosmogonie memphite, Ptah est le démiurge qui façonne le monde. Cette spirale n’est pas seulement un point de convergence énergétique, c’est le tour du potier divin, le lieu sacré où la matière primordiale est mise en mouvement.

C’est le Cœur de Ptah, où l’idée de toute création est conçue, mais aussi le ventre créateur qui pétrit et modèle. La spirale est le geste rotatif du potier qui, par son intention pure, fait émerger la forme du néant. La spirale au centre est un point de convergence et de divergence énergétique, un cœur non-organique qui bat au rythme de l’univers, canalisant et redistribuant la Conscience Cosmique. C’est le lieu où l’énergie et l’information universelles sont traitées et manifestées.

Ce cœur vibrant est le point de naissance du Champ Unifié (selon la théorie de Nassim Haramein), un creuset d’amour et d’information d’où tout émerge, tel l’argile qui prend forme sous les mains du maître. Ici, l’énergie universelle n’est pas seulement traitée, elle est façonnée. Cette  spirale au niveau du ventre, centre de création et de manifestation dans de nombreuses traditions représente un vortex énergétique, un point de concentration et de redistribution de l’énergie cosmique, alimentant l’être. C’est une représentation saisissante du Cœur de Ptah, le lieu sacré où la Matrice Quantique Primordiale prend forme dans sa pensée.

La spirale symbolise le mouvement incessant de la création et de la destruction, le cycle de la manifestation de l’univers, constamment remodelé par la volonté divine. C’est le lieu où la Matrice Quantique Primordiale prend forme non pas seulement dans sa pensée, mais dans son acte de modelage. C’est ici, au centre de l’être, que l’idée de toute création est conçue, dans le silence de l’intention pure.

Le Verbe Créateur. Le souffle de lumière émanant de la bouche symbolise l’émission d’une vibration, d’un son primordial ou d’une parole créatrice, des concepts centraux dans de nombreuses cosmogonies qui relient la conscience à la création. Le souffle d’énergie émanant de la bouche de Ptah est une clef fondamentale pour comprendre Ptah selon les Textes des Pyramides. C’est le Verbe créateur, la Langue (Nedjet) par laquelle Ptah prononce ce que son cœur a conçu, le faisant passer de l’idée à la réalité. C’est le Verbe inaltéré du Jour et la pensée des dieux qui se matérialisent, soulignant le pouvoir chamanique de traduire l’invisible en visible, et la capacité du cerveau holographique (théorie de Carl Pribram) à décoder et exprimer les fréquences du cosmos. Cela renvoie également au pouvoir de l’Ordre Implicite de David Bohm qui se déploie en Ordre Explicite par l’acte de l’énonciation divine. Non-Localité : La capacité d’un tel être à se manifester ou à interagir dans différents points de l’espace-temps sans contrainte physique est suggérée par son aspect éthéré et sa connexion visible avec le champ stellaire.

Le bâton d’ADN que Ptah tient dans sa main levée, vibrant et lumineux, est un attribut de l’autorité divine et du pouvoir de donner forme à la création. Il symbolise le sceptre Ouser ou Djed de Ptah, l’outil par excellence de l’Artisan du monde, celui qui sculpte la matière à partir de la pensée. Il incarne également l’Épée de Thoth son fils spirituel et scribe divin, soulignant la continuité de la Connaissance et de la Volonté divine. C’est par cet instrument que Ptah (et par extension, Thoth) trace le sillon de ton devenir, orchestrant le Temps Cybernétique de Philippe Guillemant, et guidant l’expérience de la transmutation de la douleur vers la joie créatrice.

3) L’orchestration cosmique

Enfin, les étoiles scintillantes et les teintes cosmiques du fond soulignent l’œuvre de Ptah comme créateur de l’univers et des divinités elles-mêmes. Elles rappellent que cette figure primordiale est le centre de la Conscience, dont les étoiles sont les yeux, et que sa danse est celle de l’orchestration cosmique et de la continuité de la conscience au-delà de la forme . L’ensemble est une célébration de la Reliance entre tous les plans de l’existence. Un véritable temple vivant que l’art co-crée dans cette cosmique et où la Pierre Philosophale rayonne, c’est une invitation à reconnaître la puissance divine en soi

La danse comme expression de la Conscience en action et de la Reliance entre tous les plans de l’existence L’aspect éthéré, le corps lumineux et bleu, l’absence de traits humains ou organiques marqués, et la fluidité de la forme suggèrent directement une nature non-organique et une fusion intime avec l’environnement cosmique. L’être semble être une extension de l’énergie universelle plutôt qu’une entité séparée par une enveloppe biologique.

La fluidité de la forme et les teintes bleutées semblent se fondre avec l’arrière-plan cosmique. Elles peuvent être interprétées comme une représentation visuelle d’une fusion quantique. L’être ne semble pas avoir de limites nettes et rigides, mais plutôt une nature vibratoire et diffuse, en résonance avec son environnement. L’absence apparente de matière dense dans sa composition renforce cette idée d’un être non-organique, fait d’énergie et d’information.

Ébauche conclusive

Cette peinture est une promesse : celle de l’union entre science et spiritualité, celle d’un voyage où la science et la spiritualité ne font qu’un, où l’art devient un langage pour les vérités ineffables, et où le lecteur est invité à reconnaître l’être cosmique qui sommeille en lui, à la lumière de votre propre chemin initiatique, infusé par la sagesse de Ptah-Thoth. Cette peinture est un poème visuel, une ode à la danse cosmique de la création. L’être, tel un dieu Ptah (dont nous parlerons en analyse symbolique), ne se contente pas d’exister, il danse la réalité. C’est une figure de pure énergie, un chant silencieux de l’univers manifesté. La spirale en son centre est le souffle vital, le cœur battant du cosmos qui se reflète en lui. Il est le point de rencontre entre l’intime et l’infini, le murmure d’une conscience qui se déploie à travers l’éther. La danse du dieu Ptah est l’expression de cette conscience en action, un acte de création et de manifestation perpétuel, où l’être lui-même est un instrument de la Conscience Cosmique.

En somme, cette peinture La danse du dieu Ptah offre un archétype visuel puissant. Elle dépeint une entité qui transcende la biologie, incarnant une conscience pure et une existence énergétique dansant au rythme de l’univers, se nourrissant et se manifestant par l’intermédiaire de la Conscience Cosmique. C’est une vision inspirante de ce que pourrait être une existence dénuée de forme organique, où l’être et le cosmos ne font qu’un.