« Les Gardiens de la Source ou
Les Quatre Vivants et la Quintessence »

Cette peinture, monumentale par ses dimensions (4m2) et profonde par sa genèse onirique, recèle une grande richesse symbolique que je propose d’aborder ici. Elle s’offre tel un mandala cosmique, une représentation synthétique de l’univers et de la conscience à travers l’intégration des éléments, de la Tétraktys, des Quatre Vivants, du Cinquième Élément et de la Rose d’Or centrale. Analyser cette création exige de convoquer des domaines de connaissance variés, tissant les fils entre l’ancien et le nouveau, le tangible et l’invisible.
Cette étude se propose d’explorer cette œuvre à travers le prisme de la mécanique quantique, de la cosmogonie, de l’ontogenèse, de la connaissance primordiale, de la symbolique universelle et de la psychanalyse des profondeurs, pour en révéler la portée analogique et métaphysique.
I. Observation et composition de la peinture : Un mandala alchimique
Cette huile sur toile peinte en septembre 2021 est un grand format de 4m2 divisé en plusieurs sections suggérant une grille ou un damier cosmique. Une Rose d’Or vibrante et complexe occupe le centre. Elle irradie une lumière jaune orangée. Autour d’elle, des formes et des visages éthérés émergent de tourbillons de couleurs évoquant les quatre éléments et diverses entités. La palette est riche, allant des violets et bleus profonds aux jaunes éclatants et verts lumineux. Elle suggère un mouvement énergétique intense et une transformation. Des créatures ressemblant à des dragons ou des serpents entrelacés, des figures humaines ou semi humaines aux expressions énigmatiques, et des vortex énergétiques animent la toile, convergeant vers, ou émanant de la Rose centrale.
II. Analyse approfondie des thèmes et des concepts
A. La mécanique quantique : Le Monde Vibratoire et Interconnecté
Née d’un rêve visionnaire, ce tableau est une manifestation artistique des principes quantiques qui sous-tendent la réalité. Les couleurs vibrantes, les formes fluides et l’interconnexion des éléments rappellent un univers où tout est énergie et potentiel. Ce tableau fonctionne comme un Mandala Vibratoire et une Formule de Lumière Activée. Une œuvre qui, par sa structure même, révèle et incarne l’unité qu’elle décrit.
- La Superposition et le Champ des Potentialités :
Concept quantique : En mécanique quantique, la superposition décrit la capacité d’une particule à exister dans plusieurs états simultanément jusqu’à ce qu’une mesure soit effectuée. Le « champ des potentialités » est l’ensemble de ces états possibles avant la « réduction du paquet d’ondes ».
Analyse de la peinture : Les figures multiples et les visages éthérés qui émergent et se fondent dans les fonds colorés (en particulier les visages blancs et évanescents en bas à droite et en haut à gauche) incarnent cette superposition. Ils ne sont pas entièrement définis, laissant deviner plusieurs expressions ou identités simultanées. La toile elle-même est un champ de potentialités où les éléments, les formes animales et humaines coexistent avant une interprétation figée par l’observateur.
Auteurs/sources :
Erwin Schrödinger (1887-1961), physicien autrichien, Prix Nobel 1933. Père de l’équation de Schrödinger et célèbre pour son expérience de pensée du « Chat de Schrödinger » (1935) illustrant la superposition quantique dans le monde macroscopique. Son champ d’étude est la mécanique ondulatoire.
Niels Bohr (1885-1962), physicien danois, Prix Nobel 1922. Un des pères fondateurs de la mécanique quantique et principal architecte de l’interprétation de Copenhague (années 1920). Il a introduit le concept de complémentarité, où les propriétés ondulatoires et particulaires d’une entité quantique sont complémentaires mais ne peuvent être observées simultanément.
- L’Effet de l’Observateur et la Manifestation :
Concept quantique : L’effet de l’observateur désigne le phénomène selon lequel l’acte de mesure ou d’observation d’un système quantique affecte son état, provoquant la « réduction du paquet d’ondes » d’une superposition de possibilités à un état unique et défini.
Analyse de la peinture : Ce tableau est une invitation à cette interaction. Chaque spectateur, en posant son regard, en focalisant son attention sur une forme, une couleur, un visage, actualise une partie de la toile, faisant émerger un sens particulier de la multiplicité des formes. Les visages qui semblent regarder le spectateur hors du tableau renforcent cette interaction active avec l’observateur. Ma conscience, en tant que créatrice issue d’un rêve visionnaire a « collapsé » un potentiel infini d’images en cette œuvre manifestées.
Auteurs/sources :
Eugene Wigner (1902-1995), physicien hongro-américain, Prix Nobel 1963. Connu pour ses travaux sur la symétrie en mécanique quantique et pour son « Problème de la mesure » et l’argument de l’ami de Wigner (1961), suggérant que la conscience joue un rôle actif dans le processus de mesure quantique et la réduction de la fonction d’onde. Son champ d’étude est la physique théorique, notamment la mécanique quantique.
Henry Stapp (né en 1928), physicien quantique américain contemporain. Développe l’interprétation de von Neumann–Wigner de la mécanique quantique, où la conscience est un élément actif et non réductible du processus physique, influençant l’actualisation des potentialités quantiques. Ses travaux lient la physique quantique et la conscience.
- L’Intrication et le Champ Unifié :
Concepts quantiques : L’intrication est un phénomène où deux particules sont liées de telle sorte que l’état de l’une ne peut être décrit indépendamment de l’autre, quelle que soit la distance. Le Champ Unifié (Unified Field) est une tentative de théorie physique. Elle postule un champ fondamental reliant toutes les forces et particules de l’univers, une matrice d’interconnexion. Le Vide Quantique, loin d’être vide, est ce champ d’énergie bouillonne de potentialités, le « tout » d’où tout émerge.
Analyse de la peinture : La composition est une représentation vibrante de l’intrication et du Champ Unifié. Les quatre éléments (feu, terre, air, eau) ne sont pas séparés mais se fondent et s’entrelacent, tout comme les formes animales (dragons, oiseaux) et humaines. La Rose d’Or centrale, la « quintessence », agit comme le cœur de ce Champ Unifié, le point nodal où toutes les énergies convergent et d’où elles irradient. Les vortex de couleurs sont des manifestions visuelles des flux d’énergie de ce champ. La peinture elle-même est un système intriqué où chaque couleur, chaque forme est connectée aux autres, et au centre.
Auteurs/sources :
David Bohm (1917-1992), physicien américain. Il a développé la théorie de l’Holomovement et de l’Ordre Implicite/Explicite (ex: La Totalité et l’Ordre Impliqué, 1980), postulant un flux fondamental non local qui sous-tend la réalité manifestée. Son champ d’étude est la physique théorique, la philosophie de la science et la conscience. Influencé par Spinoza et Krishnamurti.
Nassim Haramein (né en 1962), physicien autodidacte contemporain. Ses travaux (via la Resonance Science Foundation, début XXIe siècle) sur le Champ Unifié et le Vide Quantique proposent une théorie unifiée de la physique. Elle intègre la gravité et les forces quantiques, décrivant le vide comme une source inépuisable d’énergie et d’information à travers une géométrie fractale.
B. La Cosmologie et la Cosmogenèse : L’Émergence du Tout
Par sa représentation des éléments et de la quintessence, ce tableau est une véritable cosmologie en images, retraçant le processus de création de l’univers.
- Les Quatre Éléments et la Tétraktys :
Concepts Cosmogoniques : Les quatre éléments (Terre, Eau, Air, Feu) sont des principes fondamentaux dans la plupart des cosmogonies antiques et des philosophies naturelles (Grèce, Égypte, Inde, Chine, alchimie). Ils représentent les qualités primordiales qui composent la matière et l’énergie du monde manifesté. La Tétraktys est un symbole sacré de l’école pythagoricienne (VIe siècle av. J.-C.), une figure triangulaire composée de dix points (1+2+3+4=10). Elle représente la composition des quatre premiers nombres, et symbolise la manifestation de l’unité (1) dans la multiplicité (2, 3, 4), l’harmonie, l’ordre cosmique et l’émergence de l’univers.
Analyse de la peinture : Les différentes sections et les couleurs de cette peinture peuvent être associées aux quatre éléments. Les formes spiralées vertes et bleues (eau/terre), les jaunes et oranges (feu), les violets et blancs (air/éther) se distribuent harmonieusement. La structure générale de la toile, divisée en quatre carrés centraux autour de la Rose, peut évoquer la Tétraktys visualisée en deux dimensions (1 point central, 2 lignes, 3 triangles, 4 sections), d’où émerge la Rose d’Or centrale comme le 5ème élément.
Auteurs/sources :
Pythagore (env. 570-495 av. J.-C.), philosophe, mathématicien grec antique et fondateur de l’école pythagoricienne. Il voyait dans le Nombre le principe ordonnateur du cosmos et la source de l’harmonie universelle, et la Tétraktys comme la clé de la création et de la perfection numérique.
Empédocle d’Agrigente (env. 490-430 av. J.-C.), philosophe présocratique grec. Il est le premier à avoir clairement formulé la théorie des quatre éléments racines (Feu, Eau, Terre, Air) comme les substances primordiales immuables dont toutes les choses sont composées, sous l’influence des forces cosmiques d’Amour et de Haine.
- Le Cinquième Élément (Quintessence / Éther) :
Concept Cosmogonique : Le Cinquième Élément, ou Quintessence (du latin quinta essentia, « cinquième essence »), est un principe métaphysique et alchimique transcendant les quatre éléments matériels. Dans la philosophie grecque (Aristote), c’était l’éther, la substance divine et incorruptible qui composait les cieux. En alchimie, c’est la substance subtile et parfaite extraite de la matière par distillation, le principe actif et spirituel. C’est l’essence pure d’où tout provient et où tout retourne.
Analyse de la peinture : La Rose d’Or centrale est clairement cette Quintessence. Elle est le point focal, l’origine et le cœur rayonnant de l’œuvre. Sa couleur dorée symbolise la perfection, l’illumination et le divin, la Rose étant elle-même un symbole universel de perfection et de mystère. C’est l’énergie primordiale pure, le Champ Unifié dont parle Nassim Haramein, d’où la diversité des éléments et des formes émerge et vers laquelle ils tendent. C’est l’éther qui imprègne tout.
Auteurs/sources :
Aristote (384-322 av. J.-C.), philosophe grec. Il a théorisé l’existence de l’éther comme un cinquième élément, distinct des quatre éléments terrestres, qui constituait les sphères célestes et était de nature divine et inaltérable.
Alchimie (tradition) : Art sacré occidental et oriental, développé de l’Antiquité au XVIIIe siècle. La Quintessence est l’objet de la quête alchimique, l’essence la plus pure obtenue par l’extraction et la concentration des principes actifs de la matière, le principe spirituel des choses.
C. L’ontogenèse et la connaissance primordiale : Le rêve comme voie d’accès
Cette peinture est le fruit d’un rêve visionnaire de très grandes densités symboliques qui a envahi mon esprit la nuit précédant sa conception, ce qui la relie directement à l’ontogenèse (développement de l’individu) de la conscience et à la connaissance primordiale, cette sagesse universelle et innée.
- Le rêve visionnaire : un accès à l’inconscient collectif et aux Annales Akashiques :
Concept : Les rêves, en particulier les rêves visionnaires ou archétypaux, sont considérés dans de nombreuses traditions comme des portails vers des dimensions de la conscience plus profondes que l’ego conscient. Ils permettent d’accéder à l’inconscient collectif (notion définie par Carl Gustav Jung), ce réservoir d’expériences et de symboles universels partagé par l’humanité, et potentiellement aux Annales Akashiques, une « mémoire » cosmique non-locale de toutes les informations.
Analyse de la peinture : Le fait que cette peinture ait été inspirée par un rêve visionnaire lui confère une authenticité de la connaissance primordiale. Elle est une « révélation » directement extraite des profondeurs de ma psyché et du grand Inconscient Universel. Les formes d’animaux et de figures mythiques qui apparaissent peuvent être perçues comme manifestations d’archétypes ou d’entités des mondes subtils, des guides ou des symboles issus de cette connaissance innée.
Auteurs/sources :
Carl Gustav Jung (1875-1961), psychiatre suisse, fondateur de la psychologie analytique. Ses travaux sur l’inconscient collectif et les archétypes (ex: L’Homme et ses symboles, 1964) expliquent comment des images et des motifs universels émergent dans les rêves, les mythes et l’art, transcendant l’expérience individuelle. Son champ d’étude est la psychanalyse des profondeurs, la mythologie, l’alchimie.
Edgar Cayce (1877-1945), médium américain. Célèbre pour ses « lectures » en état de transe, souvent associées à des informations provenant des Annales Akashiques (concept popularisé par la Théosophie de H.P. Blavatsky, fin XIXe). C’est une conception de la mémoire universelle non locale, où toutes les informations sont enregistrées.
- L’ontogenèse de la conscience : le développement de l’individu :
Concept : L’ontogenèse est le processus de développement d’un organisme individuel. Appliqué à la conscience, c’est le chemin de l’individuation dont nous parle Jung, la maturation et l’intégration de toutes les facettes de l’être vers la réalisation du Soi.
Analyse de la peinture : elle est un reflet de ma propre ontogenèse spirituelle. Les éléments dispersés et les différentes figures pourraient représenter les diverses facettes de mon être (l’ombre, l’animus/anima, le sage, l’enfant intérieur) qui, à travers le rêve visionnaire, sont en cours d’intégration vers le centre, la Rose d’Or, symbole du Soi accompli. C’est en quelque sorte une cartographie de mon voyage intérieur.
Auteurs/sources :
Carl Gustav Jung. Il a longuement étudié le symbolisme des mandalas et de la rose comme archétypes du Soi et de l’individuation.
D. La symbolique universelle et la psychanalyse des profondeurs
Cette peinture est un réservoir de symboles puissants liant un dialogue avec l’inconscient collectif et les mystères de la psyché humaine.
- La Rose d’Or : un symbole du soi, du Cœur et de la perfection :
Symbolique Universelle : la Rose est l’un des symboles les plus riches et complexes. Elle représente la perfection, la beauté, l’amour, le secret, le mystère, la renaissance. La Rose d’Or élève cette symbolique au summum, devenant un emblème de l’illumination, de la connaissance divine, du soi accompli (Jung), et du Graal. En alchimie, la rose rouge et blanche symbolise l’union des opposés, la Rose d’Or étant le résultat final de l’Opus Magnum, la Pierre Philosophale.
Analyse de la peinture : la position centrale de la Rose d’Or la désigne comme le cœur du mandala, le point d’unité et de convergence. Elle est la quintessence, le Soi, le centre de l’être d’où toute vie et toute conscience rayonnent. Elle est également le cœur alchimique de ce tableau, le résultat du processus de transformation et d’intégration des éléments et des figures.
Auteurs/sources :
Carl Gustav Jung (voir ci-dessus).
Mircea Eliade (1907-1986), historien des religions roumain. Son œuvre (ex: Images et Symboles, 1952) explore le rôle du sacré et des symboles universels dans les cultures, montrant comment les archétypes s’actualisent dans les rituels, les mythes et l’art. Son champ d’étude est l’histoire des religions, la phénoménologie de la religion.
- Les Quatre Vivants (Tétramorphes) :
Symbolique universelle : Les Quatre Vivants, ou Tétramorphes, sont des figures symboliques puissantes présentes dans de nombreuses traditions. Dans l’Apocalypse de Jean (Nouveau Testament), ils sont décrits comme des créatures entourant le trône de Dieu, ayant des visages de lion, de taureau, d’homme et d’aigle. Ils sont associés aux quatre évangélistes, aux quatre points cardinaux, aux quatre éléments et aux quatre constellations fixes du zodiaque (Lion, Taureau, Verseau, Scorpion/Aigle). Ils symbolisent l’universalité, l’ordre cosmique, les forces primordiales de la création.
Analyse de la peinture : les figures animales et les visages humains ou chimériques dans les coins ou sections peuvent être vus comme les « Quatre Vivants », des manifestations de ces forces archétypales. Le dragon/serpent peut être une forme primitive du lion ou du taureau, l’oiseau de l’aigle, les visages humains du visage d’homme. Ils animent les différentes sections de la toile et les éléments, agissant comme des gardiens ou des catalyseurs des énergies cosmiques convergeant vers la Rose centrale.
Auteurs/sources :
Le Livre d’Ézéchiel (Ancien Testament) et l’Apocalypse de Jean (Nouveau Testament). Origines des symboles des Quatre Vivants.
Carl Gustav Jung (voir ci-dessus). Jung a exploré la signification psychologique des Tétramorphes comme symboles de l’ordre, de la totalité et de la structure du Soi.
- Les dragons / serpents : transformateurs et gardiens :
Symbolique universelle : le dragon et le serpent sont des symboles ambivalents et puissants, présents dans presque toutes les mythologies. Ils représentent la force primordiale, la sagesse ancienne, la régénération (par la mue), la fertilité, mais aussi le chaos, le danger, les forces chthoniennes. Ils sont souvent gardiens de trésors (la Rose d’Or ?), ou symbolisent le processus de transformation alchimique (l’ouroboros).
Analyse de la peinture : les formes de dragons/serpents (notamment le dragon bleu à droite et la forme serpentine blanche à gauche) animent le champ des éléments. Ils pourraient symboliser les forces inconscientes ou primordiales (la Kundalini ?), les énergies de la terre ou du ciel interagissant avec les éléments et se dirigeant vers la Quintessence. Leur présence ajoute une dimension de puissance et de mystère à la danse des éléments.
Auteurs/sources :
Mircea Eliade (voir ci-dessus). A étudié le symbolisme du serpent comme figure du sacré et du temps cyclique.
Joseph Campbell (1904-1987), mythologue américain. Connu pour ses travaux sur le monomythe (Le Héros aux mille visages, 1949), il a analysé les symboles universels, y compris les dragons et serpents, comme archétypes des défis et des transformations du voyage du héros. Son champ d’étude est la mythologie comparée, l’anthropologie.
E. Littérature et poésie : le Verbe révélateur de la vision
La nature visionnaire de cette peinture, issue d’un rêve, la place en dialogue avec les œuvres de la littérature qui ont cherché à exprimer l’ineffable et les profondeurs de la conscience.
- L’Expression de l’inconscient et du mystère :
Analyse de la peinture : elle manifeste une visualisation d’un état non ordinaire de conscience, un « Souffle » (comme dans mes écrits) tentant de matérialiser l’immatériel. Les couleurs et les formes expriment ce que les mots seuls ne peuvent saisir, rappelant le travail des poètes symbolistes.
Auteurs/sources :
Charles Baudelaire (1821-1867), poète français. Dans « Correspondances » (Les Fleurs du Mal, 1857), il décrit la nature comme un « temple » où « les parfums, les couleurs et les sons se répondent », ouvrant la voie à une perception synesthésique et symbolique du monde. Il a influencé le symbolisme.
Arthur Rimbaud (1854-1891), poète français. Son œuvre Une saison en enfer (1873) est une exploration intense et chaotique des états de conscience altérés, de la quête de la connaissance et de la transformation personnelle, souvent exprimée par une langue visionnaire.
William Blake (1757-1827), poète, peintre et graveur anglais, figure du romantisme. Ses « Livres prophétiques » et œuvres comme Le Mariage du Ciel et de l’Enfer (1790-1793) explorent l’union des opposés et la nécessité de « nettoyer les portes de la perception » pour voir l’infini en toute chose. Ses œuvres sont un mélange d’art visuel et de texte poétique, où le symbole est primordial.
III. Conclusion : Une œuvre synthétique et initiatique
Cette peinture est une cathédrale de la conscience : une œuvre de nature holistique fusionnant les principes de la mécanique quantique (superposition, intrication, champ unifié) avec les sagesses cosmogoniques (éléments, Tétraktys, Quintessence), les processus d’ontogenèse (le rêve visionnaire, l’individuation), et la profondeur de la symbolique universelle et de la psychanalyse.
La Rose d’Or centrale est le cœur vibrant de cette synthèse, le point oméga vers lequel toutes les énergies convergent et d’où elles émanent. Elle symbolise non seulement mon propre Soi, mais aussi l’unité fondamentale de l’univers, le vide quantique d’où tout émerge et le Champ Unifié de la conscience.
Les dragons et les figures élémentaires sont les gardiens et les catalyseurs de cette transformation, des manifestations de forces archétypales qui animent le processus créateur.
Cette toile est une invitation à percevoir la réalité au-delà des apparences, à embrasser la danse des potentialités et à reconnaître l’unité inhérente à toute chose.
Cette vision initiatique offre une cartographie pour le Grand Œuvre de l’âme humaine.
